Les règles de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), fondée en 1995, se basent sur l'affirmation qu'un commerce mondial libéralisé apporterait aux pays en développement croissance, développement et bien-être. Mais les principes rigides de l'OMC empêchent les pays de choisir leurs propres priorités de développement. La Déclaration de Berne pose un regard critique sur les différents accords de l'OMC, dénonce leurs conséquences négatives pour les pays du Sud et fait des propositions sur la façon dont les règles devraient être changées pour qu'elles soient au service des populations pauvres et ne nuisent pas à l'environnement.
Conférence ministérielle à Hong Kong (Chine), 2005
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) fête ses 10 ans cette année et tiendra sa 6e conférence ministérielle du 13 au 18 décembre à Hongkong. Parmi les 148 pays membres de l’OMC, plus de 100 sont des pays en développement. Or, malgré cette majorité et les négociations actuelles appelées « cycle du développement », on peut se demander ce que les pays du Sud ont à attendre de cette conférence.
Avant cette conférence, la Déclaration de Berne fait le tour des quatre grands dossiers en négociation pour en présenter les principaux enjeux.
Cycle de Doha
En marge du Forum économique mondial (WEF) de Davos, la Conseillère fédérale Doris Leuthard a convié une vingtaine de ministres à une réunion informelle destinée à donner un nouveau souffle au cycle de Doha/OMC. On peut douter des chances de succès de la ministre de l’économie à ranimer des pourparlers enlisés depuis longtemps et se demander si cela est bel et bien souhaitable.