Valeurs fictives, victimes réelles
Le fait que les marchés financiers sont tendanciellement déconnectés de l’économie réelle ne signifie pas que les crises des marchés financiers n’ont pas d’effet sur les pays en développement. On a pu le voir lors de la crise des pays asiatiques, déclenchée par les attaques de fonds spéculatifs. L’Indonésie, la Thaïlande et la Corée du Sud ont ainsi enduré la pire crise économique de leur histoire. Leur produit intérieur brut a diminué de 5 à 15 % et 23 millions d’emplois ont été supprimés dans la région.
De nombreux pays en développement et nouvellement industrialisés ont tiré des leçons de la crise asiatique. Ils ont engrangé de vastes réserves de devises et réduit leur dépendance vis-à-vis des crédits à court terme. La dynamique de l’économie mondiale, caractérisée par les prix élevés des matières premières et la forte demande de la Chine et des Etats-Unis, leur a facilité l’acquisition de devises. Toutefois, la plupart des experts estiment qu’une nouvelle crise financière, suivie d’un ralentissement de l’économie mondiale, toucherait plus fortement ces pays que les Etats industrialisés.
De nombreux pays en développement et nouvellement industrialisés ont tiré des leçons de la crise asiatique. Ils ont engrangé de vastes réserves de devises et réduit leur dépendance vis-à-vis des crédits à court terme. La dynamique de l’économie mondiale, caractérisée par les prix élevés des matières premières et la forte demande de la Chine et des Etats-Unis, leur a facilité l’acquisition de devises. Toutefois, la plupart des experts estiment qu’une nouvelle crise financière, suivie d’un ralentissement de l’économie mondiale, toucherait plus fortement ces pays que les Etats industrialisés.



